What If Tintin were part of the Great Landing in Normandy ?

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A year ago, the Flinflins toured in Normandy and visited the Landing beaches. The whole area and the museums were so impressive that the Flinflin tribe unanimously voted to add a new Flinflin cover to the saga.
A gorgeous Jeep Willy’s spotted in the lovely small museum of Arromanches would play the leading role and the wide beach of Omaha would provide the scenery. But this immediately brought a critical question. What would have done Tintin in such circumstances ? Nothing is told about this in Tintin stories, since during WWII, Herge carefully avoided every reference to the conflict. He choose to send his heroes far away on the ocean and then in Latin America to avoid any potential censorship in an occupied Belgium. I have formerly written a few words about the creative process of this cover. But what is really interesting is that, as elements were added to the sketch, the story came out of the shadow little by little.
Given Tintin’s character, no doubt, he would have been on the resistant’s side. Haddock would have commandeered the Karaboudjan to join the Free French Forces in England while Allan would obviously escape to rally the evil empire of Pleksy Gladz.
Szut, the esthonian aircraft pilot would have volunteered to enroll in the Russian Air Force and would be dispatched in Normandy with a support squadron.
While Professor Calculus, deaf as a post would seem indifferent to what happens. As ever….
What’s interesting is that hough I thought the drawing was finished, I did not inked it right away and the drawing stayed unachieved in my cardboard for quite a while. I think my subconcious was telling me something important was missing.

It is only 9 months later that I realized the drawing was missing a crucial piece. Colonel Sponz was obviously commanding the occupying forces of Plezsy-Gladz in this area. About to be defeated, he was escaping once more. No doubt we’ll meet him again.
The minute I added it, the cover was done.

It is only 9 months later that I suddenly realized I had obviously forgotten Colonel Sponz. Defeated commander of the occupation forces of Plezsy-Gladz in this area, he was once again on the verge of escaping. No doubt we will meet him again soon.
The minute I added him, the coverage was done!
The drama was finally completed.

Et si Tintin avait pris part au Grand Débarquement ?
Il y a un an, les Flinflins ont fait une virée en Normandie pour visiter les plages du Débarquement. La region et les musées les ont tellement impressionés que la tribu Flinflin à voté à l’unanimité dl’ajout d’une nouvelle couverture leur saga.
Une magnifique Jeep Willys repérée dans le charmant petit musée d’Arromanches y jouerait le rôle principal tandis que la grande plage d’Omaha fournirait le décor.
Ce qui amène inéluctablement une question cruciale. Qu’aurait fait Tintin dans de telles circonstances? Rien n’est dit à ce sujet dans les histoires de Tintin, puisque, comme chacun sait, pendant la Seconde Guerre Mondiale, Hergé a soigneusement évité toute référence au conflit et choisi d’envoyer ses héros loin sur les océans, puis en Amérique latine afin d’éviter toute censure potentielle dans une Belgique occupée.
J’ai déjà écrit quelques mots sur le processus créatif de cette couverture. Mais le plus intéressant, c’est qua fur et à mesure que les differents élements ont été ajoutés à l’esquisse, l’histoire, peu à peu, est sortie d’elle meme de l’ombre.
Compte tenu du caractère de Tintin, il ne fait aucun doute qu’il aurait du côté de la résistante. Haddock aurait réquisitionné le Karaboudjan à rejoindre les Forces françaises libres en Angleterre tandis que Allan serait évidemment échapper à rallier l’empire du mal de Pleksy Gladz.
Szut, le pilote d’avion Estonien se serait pour sa part porté volontaire pour s’enroler dans l’armée de l’air russe pour être détaché ensuite en Normandie avec un escadron de soutien.
Le professeur Tournesol, pour sa part, sourd comme un pot, semble indifférent à ce qui se passe. Comme toujours ….
Ce qui est intéressant, c’est qu’alors que je pensais le dessin terminé, je n’ai pas voulu l’encrer tout de suite et il est resté inachevé dans mon carton assez longtemps. Je pense que mon subconscient me soufflait que quelque chose manquait.

Ce n’est que 9 mois plus tard que j’ai subitement réalisé que j’avais évidemment oublié le Colonel Sponz, commandant des forces d’occupation de Plezsy-Gladz. dans cette zone. Vaincu, il était une fois de plus sur le point de s’échapper. Nul doute que nous allons le revoir prochainement.
A la minute où je l’ai ajouté, la couverture était faite !
L’intensité dramatique était enfin là.
(A suivre…)

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My Arumbaya fetish for Danny’s Gregory Sketchbook Skool

SK004 FeticheI have been honored when Danny Gregory offered me to participate in his book an ‘Illustrated journal’. Now, he has just started with Koosje Koene a new fun venture, Sketchbook Skool. In a nutshell, Sketchbook Skool is an online initiative to share with people how keeping an illustrated journal can rock your world !

I decided to join it as a student because because of Danny’s incredible creativity. He has truly original ideas, some of which are sometimes really, really counterintuitive, like getting rid of the pen or applying gouache to shape your model before even drawing it.
It seemed so absurd that I obviously rushed to give it a try !
As you know, since i’m a great fan of Tintin, i took the famous Arumbaya fetish of “The broken Ear” that i have carved 15 years ago in an old oak beam – my only attempt to sculpture – and tried to  apply gouache directly on the paper on the and then, draw the fetish with a tip pen.
It gave me a very exciting feeling to go drawing without a pencil. Also, the last time i practiced gouache, i still was a kid. So using it again was a very pleasant experience bringing back youth souvenirs. Some kind of a Proust madeleine.
And the final result turned to be a very different drawing.

SK004 fetiche et modèle

 

Mon fétiche Arumbaya pour la Sketchbook Skool de Danny Gregory

J’ai été très flatté lorsque Danny Gregory m’a proposé de participer à son livre « An illustrated Journal” .
Maintenant, il vient de se lancer avec Koosje Koene dans une nouvelle aventure, Sketchbook Skool, une initiative en ligne pour faire découvrir comment la tenue d’un journal illustré peut faire basculer l’univers de chacun.
C’est pourquoi j’ai immédiatement choisi d’y participer, en raison de l’incroyable créativité de Danny. Danny a des idées vraiment originales, dont certaines sont même parfaitement contre-intuitives, comme l’idée de dessiner à l’encre sans crayonné préalable ou encore d’appliquer directement la gouache sans meme faire d’esquisse pour dessiner dessus ensuite. Cela me semblait tellement absurde que je me suis evidemment précipité pour faire un essai .
Et donc, en tant que grand fan de Tintin, j’ai récupéré le fétiche Arumbaya de ” L’Oreille Cassée ” que j’ai sculpté il y a 15 ans dans une vieille poutre en chêne – ma seule tentative de sculpture, je vous rassure – J’ai ensuite peint directement sur le papier sa silhouette à la gouache, et j’ai dessiné par dessus le tout au feutre à encre de chine.
Cela m’a procuré une étrange impression de faire un dessin directement sans crayon, un peu comme le jour ou mes parents ont enlevé les roués stabilisatrices de mon vélod ‘enfant. Et comme en plus, la dernière fois que j’ai utilisé de la gouache j’étais encore un enfant, des souvenirs de jeunesse sont remontés à la surface .
Et au final, le résultat s’est avéré très different de ce que j’ai l’habitude de faire.
Merci Danny.
A refaire, sans doute…

Si dessiner est un plaisir, la mise en couleur reste éprouvante

photoAlors que dessiner des couvertures de Flinflins est toujours un vrai plaisir, la mise en couleur, en revanche, est presque toujours une souffrance.
La raison est simple: alors que l’on peut toujours corriger un dessin avant de l’encrer, il n’y a aucun moyen de rectifier une mauvaise couleur. Les encres aquarellées ne tolérèrent aucun remords: impossible de rajouter une couche supplémentaire si vous avez fait une erreur ou même tout simplement une tache. Ainsi, jusqu’à la dernière minute de la mise en couleur vous pouvez totalement gâcher votre travail.
Sans compter que le style d’Hergé en matière de couleur, s’il est efficace n’est pas le plus agréable à exécuter : aucune ombre, ni de relief, juste une couleur unie, si caractéristique de son style “Ligne Claire.

C’est sans doute pour cela que j’ai autant de dessins en attente dans mon carton à dessin. Je trouve toujours une bonne excuse pour échapper à la phase finale de mise en couleur et achever le dessin.
Ce matin, décidant qu’il fallait en finir, j’ai attaqué la mise en couleur d’un dessin d’une vielle escapade des Flinflins aux Iles Chausey puis au Mont Saint Michel. Une opération délicate car il s’agissait, pour varier les plaisirs de restituer une ambiance nocturne. Par prudence, j’ai préféré passer par quelques essais de coloriage sur une photocopie avant d’attaquer l’illustration finale.
A suivre…

While drawing is fun, coloring remains a pain

photoWhile drawing Flinflins covers is a always a real pleasure, coloring them still remains a pain.
The reason is simple: while you can always correct a drawing before inking, there’s no way you can rectify a bad color. Watercolor inks will not tolerate any remorse: you can’t add an extra layer, if you made a mistake or even simply a minor blot.
Thus, until the last minute of the coloring phase you can totally ruin your sketch.
Besides this, Hergé style in terms of color, whether it is effective is not the most pleasant to execute : no shadow, just solid color, so characteristic of his ” Ligne Claire style.
This is probably why I have so many drawings waiting in my drawing cardboard. I always find a good excuse to escape the final phase of coloring and complete the drawing.
This morning, deciding enough is enough, I attacked the coloring a old drawing of getaway of the Flinflins tribe to Chausey Islands and Mont Saint Michel, a delicate operation because I had in mind to restore a nightlife. As a precaution, I went through some quick trials, coloring on a photocopy before attacking the final illustration.
To be continued …

Si dessiner est un plaisir, la mise en couleur reste plus pénible

Alors que dessiner des couvertures de Flinflins est toujours un vrai plaisir, la mise en couleur, en revanche, est presque toujours une souffrance.
La raison est simple: alors que l’on peut toujours corriger un dessin avant de l’encrer, il n’y a aucun moyen de rectifier une mauvaise couleur. Les encres aquarellées ne tolérèrent aucun remords: impossible de rajouter une couche supplémentaire si vous avez fait une erreur ou même tout simplement une tache. Ainsi, jusqu’à la dernière minute de la mise en couleur vous pouvez totalement gâcher votre travail.
Sans compter que le style d’Hergé en matière de couleur, s’il est efficace n’est pas le plus agréable à exécuter : aucune ombre, ni de relief, juste une couleur unie, si caractéristique de son style “Ligne Claire.
C’est sans doute pour cela que j’ai autant de dessins en attente dans mon carton à dessin. Je trouve toujours une bonne excuse pour échapper à la phase finale de mise en couleur et achever le dessin.
Ce matin, décidant qu’il fallait en finir, j’ai attaqué la mise en couleur d’un dessin d’une vielle escapade des Flinflins aux Iles Chausey puis au Mont Saint Michel. Une opération délicate car il s’agissait, pour varier les plaisirs de restituer une ambiance nocturne. Par prudence, j’ai préféré passer par quelques essais de coloriage sur une photocopie avant d’attaquer l’illustration finale.
A suivre…

Adventure can happen almost anywhere, even if you’re not Tintin!

17 - Le Cygne sacréIn the Loire Valley, where the Flinflins’ tribe used to spend some of its holidays, there is a charming little river where nothing is better than going to canoe at sunset.
This is the best moment of the day where animals – otters, raccoons, ducks and swans – love to relax and enjoy a last swim before nightfall.
That evening, the surrounding landscape was peaceful and the river quiet, without the shadow of a single ripple. A scenery very different from the wild Arumbayan jungle or Congolese river falls usually faced by Tintin.
And yet …
At a bend of the river, a couple of swans appeared with her brood. As we cautiously turned away to avoid them, the male took off with a deliberate intention to attack the canoe.
Armed with no more than small paddles Flinflin and his brother violently banged repeatedly on the breast of the animal, hoping it will fly away. This did not prevent the swan to renew his attack twice, its beak drawn to our faces. We had no other option but to flee, rowing like crazy ! Thanks god, there were no riverfalls in sight!
Adventure can strike at stone throw of your home!

L’aventure peut arriver au coin du chemin, même lorsque l’on n’est pas Tintin
Dans la vallée de la Loire, où la tribu des Flinflins passait parfois des vacances, il y a une charmante petite rivière où il fait bon s’aventurer en canoë à l’heure du couchant.
C’est le moment qu’affectionnent tous les animaux, loutres, ragondins, canards et cygnes pour se détendre et s’offrir un dernier bain avant la nuit.
Ce soir là, la campagne était paisible et la rivière calme, sans l’ombre d’une seule ride. Un décor bien éloigné de la jungle sauvage Arumbayenne ou des chutes d’eau congolaises habituellement affrontées par Tintin.
Et pourtant…
Au détour d’un méandre de la rivière, un couple de cygnes apparut, encadrant sa nichée. Bien que nous nous soyons prudemment écartés  pour passer au large, le jars décolla avec l’intention manifeste d’attaquer l’embarcation jugée hostile.
Armé de leurs seules pagaies, Flinflin et son frère durent cogner violemment à plusieurs reprises sur le jabot de l’animal pour tenter de le mettre en fuite. Ce qui n’a hélas pas empêché l’animal de renouveler son attaque à deux reprises, le bec dressé vers nos visages, ne nous laissant aucune autre option que de fuir en ramant comme des fous.
Par chance, il n’y avait pas de chutes d’eau en vue ! 
L’aventure est au coin de chez vous, même si vous n’êtes pas Tintin !

Les Flinflins vous souhaitent une très bonne année 2014 du fin fond de l’Afrique

Voeux 2014

Les Flinflins ont passé une fin d’année difficile, avec une vie professionnelle très intense qui les a tenu éloignés de la planche a dessin. Alors ils ont décidé qu’ils avaient besoin d’un peu de vacances dans une destination assez forte pour inspirer une nouvelle couverture ou peut-etre même plus.

C’est l’Afrique du Sud a réuni tous les suffrages.et donné l’inspiration de cette carte de vœux…en attendant  une prochaine couverture pleine d’exotisme.

Alors très Bonne Année 2014 à tous et à bientôt !

The Flinflins whish you a Happy New Year from Africa

Voeux 2014

The Flinflins spent a difficult year-end, with a very intense professional life that has kept them away from the drawing board. So they decided they needed a little rest in a spot strong enough to inspire a new cover or perhaps even more. 

South Africa gathered all suffrages and gave the inspiration for this new year card … until a new Flinflin cover full of exoticism. Happy new year to all of you !