Why search for the Yeti on the Mont-Blanc when he is obviously sitting in front of you ?

13 - Le refuge du MigouIn one’s life, there are sometimes moments of grace that help you make the right decisions. At that time, Flinflin was working in a company in a total chaos right in the middle of a merger with its main competitor. The atmosphere was oppressive, each management team trying to pull the rug out from the opposite team’s feet.
Each day at the office was an additional torment that undermined even more employee morale.
Feeling how beneficial a deep break would be, one of my brothers took me for a hike in the Mont-Blanc massif.
It was springtime. The weather was resplendent. Snowmelt was beginning and wildlife was just coming out of its hibernation. We inspected almost every footprints left on snowfields, in the hope – who knows – we may discover tracks of the Yeti.
Alas, chamois, marmots and foxes footprints, but no single evidence the Yeti was around. Never mind, these three days of hiking were sublime to wash our minds: for 72 hours we had met real life: physical efforts, meeting warm people, and a majestic Nature.
Back at the office, my boss has just been fired and the guy replacing him told me I had an hour to go the same way.

I didn’t care that much: This trek helped me realizing I was wasting my life in this company.
I took my paycheck, got home, pulled out a sheet of paper and designed this cover in 2 days. As Tintin, who parted overseas seeking for the Treasury of Red Rackham while it was almost under his nose, I went in the Mont-Blanc hunting for the Yeti I have been hunging around for several months !

Pourquoi aller chercher le yeti au Mont-Blanc alors qu’il est assis en face de vous ?

Dans la vie, Il y a des parfois des instants de grâce qui vous aident à prendre les bonnes décisions. A cette époque, Flinflin travaillait dans une entreprise en pleine crise qui fusionnait avec son principal concurrent. Le climat y était éprouvant, chaque équipe de direction s’attachant à savonner la planche de celle d’en face.
Chaque journée au bureau était une épreuve supplémentaire qui minait un peu plus le moral de tous les employés.
Sentant combien une grande bouffée d’air serait salutaire, l’un de mes frères me proposa une randonnée en Vanoise.
C’était au printemps. Le temps était resplendissant. La fonte des neiges avait commencé. La faune sortait tout juste de son hivernage. Nous inspections les traces laissées sur les névés, dans l’espoir – qui sait – d’y découvrir les traces du Yeti.
Hélas, des chamois, des marmottes, quelques renards mais point de Yéti en vue. Peu importe, ces 3 jours de randonnée furent sublimes pour se laver l’esprit : pendant 72 heures, nous avions côtoyé la vraie vie : une vie d’efforts physiques, de rencontres fortes, face à une Nature en majesté.
Au retour, mon patron s’était fait virer et son remplaçant m’annonçait que j’avais une heure pour prendre le même chemin. A dire vrai j’étais plutôt soulagé : ce trek m’avait fait prendre conscience que je gâchais ma vie dans cette société.

J’ai pris mon chèque, je suis rentré, j’ai sorti une feuille de papier et j’ai dessiné cette couverture en 2 jours. Comme Tintin, parti aux antipodes à la recherche du Trésor de Rackham Le Rouge qui était, en fait, sous son nez, j’étais allé chercher dans le massif du Mont-Blanc, le Yéti que je côtoyais depuis plusieurs mois !

Unfortunately the pendulum of Calculus has been of no help in skiing the Vallée Blanche

08 - La vallée blanche Photoshop
While Tintin generally used to tour on the Swiss side of the Alps, the Flinflins often go on the French slopes. This very winter was their first attempt to sky the Vallée Blanche. For those who never heard of the Vallée Blanche, it is a huge glacial valley in the heart of the Mont Blanc, and at wintertime, a fabulous 20 kilometers backcountry ski touring, starting from the ridge of the Aiguille du Midi down to Chamonix.
Unfortunately, this winter, the weather was really disastrous: an endless snowstorm that lasted the whole week.
Each morning we came out fully equipped hoping the weather would change. But the barometer, as the pendulum of professor calculus remained desperately invariant. We couldn’t see anything beyond a few yards. With our storm harnesses, we all looked like Yetis in the fog.
Luckily the Flinflins had chosen to stay with in the wonderful mountain lodge of their grandfather’s friends in Chamonix. As he was an antique dealer, he has beautifully decorated his cottage with very fine antique furniture and gorgeous alpine decoration.
So, we spend most of our time, in the warm cottage listening to the old stories of the Valley as this grandfather was also a charming storyteller.
And this cover says it all…

Pour skier dans la vallée Blanche, le pendule de Tournesol n’a été, hélas, d’aucune utilité

Alors que Tintin arpente plutôt le versant Suisse des Alpes, les Flinflins préfèrent sillonner les pistes françaises. Cet hiver il s’agissait de leur première tentative de descente à ski de la Vallée Blanche. Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de la Vallée Blanche, il s’agit d’une immense vallée glaciaire au cœur du Mont-Blanc. L’hiver c’est un itinéraire de ski hors piste fabuleux, avec 20 kilomètres de descente depuis la crête de l’Aiguille du Midi jusqu’à Chamonix.
Malheureusement, cet hiver, le temps était vraiment désastreux: une tempête incessante de neige qui a duré toute la semaine.
Chaque matin, la tribu des Flinflins s’équipait en espérant que le temps se lève. Mais le baromètre, comme le pendule de Tournesol restait désespérément invariant.. Mais le blizzard était tel qu’il était impossible de distinguer quoique ce soit au-delà de quelques mètres. Avec nos harnachements de grande tempête, nous avions l’allure de Yetis dans le brouillard.
Mais heureusement, les Flinflins avaient la chance de séjourner chez des amis dans le magnifique chalet savoyard de leur grand-père à Chamonix. Antiquaire, celui-ci avait composé un intérieur chaleureux merveilleusement décoré de meubles anciens raffinés et d’objets alpins exceptionnels.
Ainsi, Flinflin et sa tribu ont-ils passé la plupart de leur temps, dans la chaleur du chalet en écoutant les histoires anciennes de la vallée car ce grand père était aussi un conteur charmant.
Ce que raconte cette couverture…

The comeback of the Yeti

02 - Le retour du Yéti lo

So, yet another Flinflins cover ?
Actually I was not done with Flinflins’ covers…
I had met with Tintin very early. At my grandparent’s home, where our family used to spend our holidays, there was a large attic, which was our playground during rainy days.
Caulked in a corner of the attic, while the storm raged outside with the north wind whistling through the cracks of the windows, my cousins and I discovered the stories of Tintin. More precisely, we invented our own stories based on the cartoons since none of us could read.
This is where i suddenly understood the power of storytelling with drawings and felt like this is something I would love to do.

I kept a special relationship to Tintin in Tibet, the very first album I owned.
This is probably why this drawing came very naturally to my mind soon after “Filles en Stock”. I wanted to find again the pleasure of drawing a new pastiche. I had spent in the past a few months of military service in the French Alps. So the eternal snows of the Alps evoked immense snowy purity of Tibet and its unusual host, the abominable snowman, offering a new adventure in what was not yet a series: the return of the Yeti.
A day of idleness I scribbled three figures dressed in alpine troops uniform, and yet i was starting again…

Et donc, une nouvelle couverture Flinflins ?
En fait, je n’en avais pas tout à fait fini avec les couvertures des Flinflins …
J’avais découvert Tintin très jeune. Dans la maison de mes grands parents, où nous allions passer les vacances en famille, il y avait un vaste grenier qui était notre terrain de jeu pendant les jours pluvieux (et Dieu sait qu’ils peuvent être nombreux au bord de la Mer du Nord ! )
Calfeutré dans un coin du grenier, tandis que la tempête faisait rage à l’extérieur et que le vent du nord sifflait à travers les interstices des fenêtres, mes cousins et moi découvrions les histoires de Tintin. Plus précisément, nous inventions nos propres histoires de Tintin à partir des vignettes dessinées car aucun de nous ne savait encore lire.
C’est là que j’ai vraiment compris le pouvoir d’évocation du dessin et cette etrange faculté de pouvoir raconter des histoires par le dessin.

J’ai toujours gardé une relation particulière avec l’album de Tintin au Tibet, le tout premier album que j’ai jamais possédé ? C’est sans doute la raison pour laquelle ce dessin m’ est venu tout naturellement à l’esprit, peu après “Filles en Stock». Je voulais retrouver le plaisir de dessiner un nouveau pastiche de Tintin. Or j’avais effectué quelques années auparavant une année de service militaire dans les troupes alpines. Les neiges éternelles de la Vanoise renvoyaient à la pureté des étendues neigeuses tibétaines et à son hôte insolite, le yéti, offrant un cadre inédit à ce qui n’était pas encore une série.
Un jour de désoeuvrement j’ai griffonné machinalement trois personnages en tenue de chasseur alpin.
Je n’en avais visiblement pas fini avec les Flinflins …