The Ghost of Freedom

12 - Le Fantôme de la liberté Lo
Any first trip to New-York inevitably leads to the statue of Liberty, all the more the Flinflins used to live pretty close to Bartholdi’s studio location where the Statue was built.
At that time, you could go very easily up to the crown and even the torch since that was long ago before the September attacks on the WTC.
I imagined that, in the wake of Tintin in America, Flinflin would have almost be thrown down from the top of the Statue by Al Capone, if his friends weren’t arrived, one more time, to rescue him. Since then, Haddock is inexhaustible on this crank Tournesol and his erratic way of flying a helicopter!
I had a long fight with geometric perspectives and trying to place the full head of the statue in the drawing without transforming the characters into Lilliputians, the final result remains fairly flat. So much the better, there is a great margin of improvement for the next episodes !

Le fantôme de la Liberté
Tout premier voyage à New York mène inévitablement à la Statue de la Liberté, surtout qu’alors, les Flinflins vivaient tout près de l’emplacement de l’atelier de Bartholdi où la statue a été construite. A cette époque, bien avant les attentats du World Trade Center de septembre 2001, l’on pouvait très facilement monter jusque dans la couronne et même dans la torche.
J’ai imaginé que, dans le prolongement de Tintin en Amérique, Flinflin aurait été précipité par Al Capone du haut de la Statue, si ses amis n’étaient une fois de plus arrivés à temps pour le sauver. Depuis lors, Haddock est intarissable sur le pilotage erratique de cet hurluberlu de Tournesol !

J’ai eu beau me débattre avec les perspectives pour tenter de faire rentrer la tête de la statue dans le dessin sans transformer les personnages en Lilliputiens, l’ensemble reste encore assez plat. Disons qu’il y a de la marge de progression pour les prochains épisodes ! 😦

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The Mystery of the Golden Horn

09 - Le mystère de la Corne d'or lo

Following Tintin’s tracks, the Flinflins went to Istanbul and got amazed by the view on the city seen from the Golden Horn. Actually, according to the stories told in his albums, Tintin never really went to Turkey. However he got in Istanbul in his very first movie, Tintin and the Golden Fleece (Tintin et le Mystère de la Toison d’Or) released more than 50 years ago.
I have seen that movie when I was a little kid and remembered that Captain Haddock has been watered by a hookah when trying to use one. By the way it’s this sequence that is featured on the cover of the album that was drawn from that movie.
So no need to look for anything else for this book cover!
😉

Poursuivant leurs aventures sur les traces de Tintin, les Flinflins ont séjourné à Istanbul et sont revenus émerveillés par la vue sur la ville depuis la Corne d’Or. Bien sûr, si l’on se fie aux histoires racontées dans ses albums, Tintin n’est jamais allé en Turquie.
Toutefois, il a fait escale à Istanbul dans son tout premier film, Tintin et la toison d’or (Tintin et le Mystère de la Toison d’Or) sorti il y a plus de 50 ans.
J’avais vu ce film quand j’étais enfant et me souvenait que le capitaine Haddock s’y faisait aspergé abondamment par un narguilé en essayant d’en d’utiliser un. C’est d’ailleurs, c’est cette séquence qui est en vedette sur la couverture de l’album qui a été tiré de ce film.
Donc, inutile de chercher autre chose pour cette couverture!
😉

Wedding at Moulinsart

05 - Mariage à Moulinsart

If the goal of the series was to tell main events of Flinflins’ life, then wedding was obviously the next step. It was also a good opportunity to draw most of Tintin’s characters and my first attempt to draw a genuine cover rather than simply reproducing one as I have previously done.

Anecdotally while the Flinflins are rather amused to see their daily life in drawing, and with time passing get used to their character, this cover has generated a few bitter remarks.
My mother was indignant, thinking she was the one personified by the Castafiore, while my mother in law remained convinced, I caricatured her into a diva.
This is my wife who whispered me the peaceful solution. I told my mother the Castafiore represented my mother-in-law why my wife suggested to her mother the Diva was my mother.
Fortunately, they never talked to each other and since then, everything went back in order!

And finally, who was really featured by the Castafiore?
Joker! 😉

Si l’objectif de la série était de raconter les principaux événements de la vie des Flinflins, alors le mariage était évidemment la prochaine étape. C’était aussi une bonne occasion de rassembler la plupart des personnages de Tintin et ma première tentative d’élaborer une couverture originale plutôt que de s’inspirer de l’une d’entre elles comme je l’avais fait jusqu’à présent.

Soit dit en passant, alors que que les Flinflins sont plutôt amusés de voir mettre en musique leur histoire, ou tout au moins qu’avec le temps, ils ont fini par s’y faire, cette couverture a tout de même donné lieu à quelques commentaires.
Ma mère s’est indignée, pensant qu’elle était personnifiée par la Castafiore, alors que ma belle-mère restait convaincue que je l’avais caricaturée en diva.
C’est ma femme qui m’a soufflé la solution. A ma mère, j’ai dit que la Castafiore représentait ma belle-mère tandis qu’à celle-ci, j’ai raconté qu’il s’agissait de ma mère.
Par chance, elles n’en ont jamais parlé ensemble et depuis, tout est rentré dans l’ordre !

Et Finalement, qui la Castafiore représentait-elle?
Joker! 😉

The comeback of the Yeti

02 - Le retour du Yéti lo

So, yet another Flinflins cover ?
Actually I was not done with Flinflins’ covers…
I had met with Tintin very early. At my grandparent’s home, where our family used to spend our holidays, there was a large attic, which was our playground during rainy days.
Caulked in a corner of the attic, while the storm raged outside with the north wind whistling through the cracks of the windows, my cousins and I discovered the stories of Tintin. More precisely, we invented our own stories based on the cartoons since none of us could read.
This is where i suddenly understood the power of storytelling with drawings and felt like this is something I would love to do.

I kept a special relationship to Tintin in Tibet, the very first album I owned.
This is probably why this drawing came very naturally to my mind soon after “Filles en Stock”. I wanted to find again the pleasure of drawing a new pastiche. I had spent in the past a few months of military service in the French Alps. So the eternal snows of the Alps evoked immense snowy purity of Tibet and its unusual host, the abominable snowman, offering a new adventure in what was not yet a series: the return of the Yeti.
A day of idleness I scribbled three figures dressed in alpine troops uniform, and yet i was starting again…

Et donc, une nouvelle couverture Flinflins ?
En fait, je n’en avais pas tout à fait fini avec les couvertures des Flinflins …
J’avais découvert Tintin très jeune. Dans la maison de mes grands parents, où nous allions passer les vacances en famille, il y avait un vaste grenier qui était notre terrain de jeu pendant les jours pluvieux (et Dieu sait qu’ils peuvent être nombreux au bord de la Mer du Nord ! )
Calfeutré dans un coin du grenier, tandis que la tempête faisait rage à l’extérieur et que le vent du nord sifflait à travers les interstices des fenêtres, mes cousins et moi découvrions les histoires de Tintin. Plus précisément, nous inventions nos propres histoires de Tintin à partir des vignettes dessinées car aucun de nous ne savait encore lire.
C’est là que j’ai vraiment compris le pouvoir d’évocation du dessin et cette etrange faculté de pouvoir raconter des histoires par le dessin.

J’ai toujours gardé une relation particulière avec l’album de Tintin au Tibet, le tout premier album que j’ai jamais possédé ? C’est sans doute la raison pour laquelle ce dessin m’ est venu tout naturellement à l’esprit, peu après “Filles en Stock». Je voulais retrouver le plaisir de dessiner un nouveau pastiche de Tintin. Or j’avais effectué quelques années auparavant une année de service militaire dans les troupes alpines. Les neiges éternelles de la Vanoise renvoyaient à la pureté des étendues neigeuses tibétaines et à son hôte insolite, le yéti, offrant un cadre inédit à ce qui n’était pas encore une série.
Un jour de désoeuvrement j’ai griffonné machinalement trois personnages en tenue de chasseur alpin.
Je n’en avais visiblement pas fini avec les Flinflins …